Le tourisme médical, une mobilité en expansion

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Le secteur de la santé n’est pas épargné par la mondialisation des marchés. Ainsi, les soins, la santé, les analyses médicales, des plus simples aux plus complexes, s’exportent et se délocalisent au gré de la recherche de profits ou d’économies financières substantielles.

Le "tourisme médical", aussi appelé tourisme de santé ou tourisme hospitalier, consiste à se faire soigner dans un pays étranger. Parfois, le terme "tourisme médical", est impropre puisqu'il relève avant tout d'une logique médicale et non pas touristique au sens premier du terme. En effet, l'objectif de cette mobilité est avant tout d'améliorer sa santé et non pas de faire de se divertir, surtout quand les soins reçus sont lourds et que la période post‑opératoire est délicate, les patients sont alors dans l'incapacité de faire du tourisme. Cependant, pour des soins plus légers, il existe beaucoup de formules de voyages qui proposent différents circuits touristiques ou prestations, en plus des soins médicaux. Le tourisme médical englobe aussi le tourisme de bien‑être (spa, thalasso, …) et de convalescence (cures, rééducation...).  En 2018, le marché était estimé à 50 milliards de dollars à travers la planète et il pourrait avoisiner les 160 milliards en 2025, au bénéfice de pays « refuges médicaux » sur tous les continents.

La première place en matière de tourisme médical revient à la Thaïlande, spécialisée notamment dans la chirurgie cardiaque, avec 400 hôpitaux et 400.000 patients étrangers. A Bangkok, les hôpitaux emploient des médecins de différentes nationalités et intègrent un service d’interprétariat. En Asie du Sud‑est, Singapour est aussi en bonne place. Reconnue pour la qualité de ses soins en cardiologie, neurologie, ophtalmologie ou encore en oncologie.

L’Inde est spécialisée en cardiologie et depuis 2005, le visa médical permet aux voyageurs de se rendre en Inde pour bénéficier d'un traitement médical ou d'une opération chirurgicale.

Concernant la chirurgie dentaire, la Hongrie et la Roumanie sont les pays phare. La Hongrie est d’ailleurs surnommée le « dentiste de l’Europe » et depuis 30 ans, les cliniques hongroises innovent pour se différencier des autres cliniques en Europe.

Le Maroc et la Tunisie se positionnent en tant que leaders pour les soins esthétiques. Les deux pays attirent notamment beaucoup de patients français et espagnols. Selon les établissements, le coût de l'opération est généralement entre 40 et 60% moins cher que dans l'Hexagone. La Tunisie développe également depuis quelques années une offre de soins dentaires. Pour les soins esthétiques, on peut également citer le Brésil : les hôpitaux et cliniques privées brésiliens, en particulier à São Paulo, reçoivent une demande croissante de patients étrangers, ou encore la Turquie, spécialiste de la greffe de cheveux.

 

Pour répondre aux attentes des patients, de nombreuses sociétés spécialisées dans la programmation des séjours médicaux ont vu le jour. Du choix du pays et de la clinique à l'accueil à l'aéroport en passant par le suivi post‑opératoire, ces entreprises proposent des forfaits tout compris en fonction de l'acte chirurgical souhaité. Mais attention, les échanges ne se font pas toujours en français et il pourra être demandé de fournir les dossiers médicaux dans la langue du pays concerné ou plus fréquemment en anglais. Dans ce cas, faire appel à une agence de traduction professionnelle sera la garantie de traductions de qualité et du respect de la confidentialité, notion fondamentale dans le domaine médical !

 

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